Sur la plage, était étendue son âme. Jamais elle ne fut aussi belle. Elle était un peu enfouie dans le sable et dépassait d'elle une partie brillante que l'oeil ne pouvait regarder.
Il s'éloigna aussitôt sans un regret, sans un regard en arrière. Il allait maintenant foncer et ne plus jamais se soucier des autres. Sa vie allait commencer enfin. Enfin il serait libre et heureux. Ne regardant plus ni en arrière ni en avant ni de côté. Automate dont la seule raison d'être devenait réussir. Réussir enfin et être le premier, le plus riche. Avoir tout ce qu'il voulait, exiger de tous ce qu'il voulait et enfin gagner et être le maitre de tous et à jamais. Mais pas de lui, ce qu'il ne savait pas ou ne pouvait savoir encore.
Finis les pleurs dépressifs et la crainte, la peur de mourir, de se faire détruire. Il serait maintenant le GÉANT.